Vivre c’est mourir un peu

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Chaque seconde nous mourrons un peu. Dès la conception, la continuation de la vie n’est possible qu’en se libérant de ce qui est devenu inutile : de notre corps physique à nos émotions.

Les cellules meurent (apoptose) lorsqu’elles ne sont plus utiles ou qu’elle deviennent nuisible à un organisme multicellulaire (comme nous par exemple). Ce mécanisme est une programmation intime des êtres vivants pluricellulaires.

 

Il n’en va pas de même avec nos émotions. Entre conscient et inconscient, elles imprègnent, influencent, altèrent nos comportements. Il suffit souvent de peu de chose pour nous contrarier, nous mettre mal à l’aise.

Cette impression désagréable est due à l’écart entre notre conception du monde et la réalité observée. Cela va, par exemple, des collègues de travail « qui font autrement que nous » au mariage « gay » ou au refus de la pratique de la liberté d’expression. « L’enfer c’est les autres ».

La plupart du temps il est fort difficile de se libérer seul(e) des émotions devenues superflues car elle font partie, nous semble-t-il, de nous-même, de notre personnalité. On s’accroche à nos « travers » comme s’ils constituaient l’essence même de notre être alors qu’ils ne sont que des expériences mal comprises à l’origine de nos peurs.

 

Lorsque la mort biologique survient, notre Âme se débarrasse du dernier fardeau physique devenu obsolète. Elle quitte ce monde enrichie des émotions ressenties au cours de notre vie. Lorsque trop d’émotions l’alourdissent, Elle se réincarne en espérant que son nouvel hôte saura l’alléger.

 

Pour avoir souvent déménagé, j’ai très vite compris qu’il fallait s’entourer uniquement de l’indispensable. Cette attitude concerne aussi nos émotions.

 

Prenez soin de vous.

 

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