Le Reiki : des origines à aujourd’hui

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Le Reiki puise ses origines dans le « bouddhisme, influencé par le shintoïsme».

 

De nature « Yin », le bouddhisme est la voie de la passivité, de la part féminine qui est en nous. Le non-agir est sensé nous permettre d’échapper au cycle des renaissances en nous purifiant par une conduite ascète et hors de toutes possessions (dénuement).

 

Le shintoïsme est la plus vieille religion du Japon. Elle est devenue religion d’état lors de l’accession au pouvoir de la famille impériale actuelle. Le shintoïsme est essentiellement polythéiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l’homme dans l’univers : être un élément du grand tout. Ainsi, une montagne, un corps céleste, un personnage, une pierre ou des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités. Sa nature est « Yin-Yang » : l’équilibre.

 

Né de la combinaison de ces deux religions, influencé par d’autres courants religieux et/ou philosophiques, toujours en évolution, le Reiki considère tout être et toute chose comme acteur de l’harmonie universelle et digne du plus parfait amour. Il fut toutefois longtemps réservée aux initiés qui en gardaient jalousement le secret.

 

Redécouvert par Mikao Usui (1865 – 1926), qui commença à l’enseigner aux alentours de l’année 1920, le  Reiki est une des techniques du Qi Gong et est d’origine chino – tibétaine. Sa pratique millénaire remonte à la nuit des temps : elle s’est perpétuée en évoluant et en s’adaptant aux changements majeurs de nos sociétés humaines.

Mikao Usui, en visionnaire, sentant l’évolution de nos société vers plus de confort, souhaitera enseigner « sa » méthode au plus grand nombre afin de leur permettre d’agir sur leur vie présente. A cette fin, il formera quelques maîtres choisi parmi ses élèves.

 

Après la défaite du Japon en 1945, certains de ces Maîtres émigreront aux Etats-Unis. C’est probablement à l’influence du Protestantisme que l’on doit l’approche actuelle du Reiki : l’enseignement tarifé et l’ancrage dans le présent. On parle d’Amour Universel, mais plus trop de spiritualité comme c’était vraisemblablement le cas du temps de Mikao Usui.

 

Aujourd’hui, hélas, le Reiki est touché par l’hystérie collective qui consiste à vouloir tout et tout de suite. Le candidat à l’initiation veut bien trop souvent obtenir un « kit » complet, avec tous les « accessoires » ! Aussi, se sont développés des pratiques commerciales déraisonnables : on nous « vend » du Reiki comme une denrée de supermarché. La démarche initiatique ressemble à une caissette « légumes/viandes » pour le pot-au-feu : tout est compris, il n’y a plus qu’à faire cuire ! On pose une « action Reiki » pour briller en société, juste pour montrer « l’efficacité » de son nouveau jouet ! On active des symboles sacrés comme s’ils étaient des boutons de télécommande !

 
 Or, le Reiki a besoin de temps pour s’installer en douceur. Maîtriser cette énergie, la diriger convenablement en connaissance de cause et en respectant l’Unité Universelle, se fait hors de toute précipitation, dans le calme et la sérénité.

Le Reiki permet de s’améliorer, d’harmoniser son enveloppe énergétique avec son corps physique ; il permet de syntoniser les énergies subtiles de l’univers avec son chemin de vie propre. Le Reiki c’est le présent, c’est « moi, ici et maintenant ». C’est la voie de développement personnel par excellence.

 

Vouloir accéder aux bienfaits de l’Energie Universelle par le partage énergétique ou par l’initiation c’est mettre en mouvement « le processus spirituel de l’Univers ». Faire appel à ces courants d’énergie est toujours une action d’importance dont les effets peuvent être imprévisibles lorsqu’ils sont le fruit de la précipitation.

 

A l’Association « Action Reiki », nous demandons au nouvel initié de prendre son temps avant de vouloir élargir son champ de conscience par l’accès au niveau suivant.

 

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